Q-R avec Mark Smith, entraîneur chef de l’ÉNF

2 mai 2014

Q. Entraîneur Smith, quel type d’engagement sera impliqué pour l’équipe en 2014?

R. Nous avons un championnat du monde cette année qui aura lieu à Haarlem, aux Pays-Bas au mois d’août. Notre premier événement de l’été sera le camp régional de l’Est à Brampton, en Ontario du 11 au 14 juin suivi du camp régional de l’Ouest du 25 au 28 juin à Cloverdale, en Colombie-Britannique. Nous allons sélectionner des athlètes qui prennent part au camp de l’Est pour participer au camp de l’Ouest et ensuite sélectionner une formation finale suivant le camp à Cloverdale.


Q. Habituellement, combien d’athlètes s’essayent pour un poste dur l’équipe?

R. Ça varie un peu d’une année à l’autre, mais nous avons habituellement de 60 à 70 athlètes qui prennent part au processus d’essai pour l’équipe senior à chaque année.


Q. Un bassin d’athlètes est affiché à chaque hiver par Softball Canada. Comment les athlètes sont-elles nommées à ce bassin?

R. Nous avons un réseau d’entraîneurs à travers le pays avec lequel nous communiquons pour en apprendre plus sur les joueuses. On suit le jeu aux championnats régionaux, aux championnats nationaux et aux tournois internationaux afin d’identifier les athlètes qui performent bien dans leur catégorie d’âge. Si une athlète est aux études à un collège ou à une université, on suit leur jeu lors de leur saison scolaire. On nomme un bassin à l’automne, mais on ajoute aussi des noms au bassin au cours de l’hiver alors qu’on en apprend plus sur les joueuses.


Q. Est-ce qu’une joueuse qui n’a pas été nommée au bassin est en désavantage comparée à celles qui ont été nommées au bassin si elle veut participer au processus d’essai?

R. Ça pourrait sembler comme ça aux athlètes, mais de notre perspective, absolument pas. Notre objectif est de trouver du talent et ça ne dérange pas si l’athlète fait partie du bassin ou non. Un bon exemple de ceci est souvent les athlètes qui ont une saison exceptionnelle à l’école et décident qu’elles veulent participer à un camp. Historiquement, ce n’est pas hors du commun que plusieurs joueuses participent au camp sans faire partie du bassin d’athlètes et il y a des exemples de joueuses qui ne sont pas du bassin qui se rendent au camp final ou qui se méritent un poste au sein de la formation finale. On veut les meilleures joueuses sur notre équipe peu importe d’où elles viennent.


Q. Comment est-ce que les athlètes qui sont intéressées à jouer pour l’équipe canadienne peuvent s’informer de ce qu’on s’attend d’elles au camp?

R. Sur notre site web de Softball Canada dans la section des équipes nationales féminines vous retrouverez notre document de processus de sélection ainsi que nos protocoles de tests. Cette information a été affichée pour à peu près quatre ans et définit clairement les types de tests que nous faisons et les normes qu’une athlète devrait être capable de rencontrer.


Q. Est-ce qu’une athlète doit jouer au softball de Division 1 de la NCAA pour avoir une chance d’être nommée à l’équipe canadienne?

R. Dans les années récentes nous avons eu quelques joueuses de plus qui  proviennent des programmes de Division 1, mais nous avons aussi des joueuses qui proviennent des programmes de Division 2 et de la NAIA aussi. La Division 1 a la réputation d’être la division élite, mais ce n’est pas toutes les institutions de Division 1 qui sont fortes ou qui jouent dans des conférences fortes. Nous avons eu beaucoup d’athlètes des institutions de Division 2 qui ont été nommées à l’équipe au cours des ans. Le facteur décisif n’est pas où vous allez à l’école, mais plutôt comment bien vous jouer le sport.


Q. Quel avis pourriez-vous donner aux athlètes aspirantes qui veulent jouer au sein des programmes des équipes nationales junior et senior féminines du Canada?

R. Les jeunes athlètes tendent à être très critiques d’elles-mêmes et souvent elles ne sentent pas qu’elles ont les habiletés pour être nommées à l’équipe nationale. Le softball de niveau international n’est pas pour tout le monde, mais pour les athlètes qui sont sérieuses dans leur jeu mon avis est que si un athlète joue au niveau compétitif, au niveau des Jeux du Canada ou qui joue au softball au collège ou à l’université, elle devrait penser à participer au camp.

Les athlètes ne devraient pas être découragées si elles participent à un camp ou même à quelques camps et qui ne sont pas nommées à la formation finale. L’expérience du camp, l’instruction donnée par nos entraîneurs et l’occasion de s’entraîner et faire compétition avec les meilleures joueuses féminines au pays fournit de l’expérience inestimable aux jeunes joueuses. Lorsque vous considérez l’instruction partagée et le niveau de compétition aux camps, c’est l’un des meilleurs investissements au développement des habiletés de softball qu’un athlète peut faire.


Q. Est-ce que les athlètes qui retournent à l’équipe ont des postes garantis à chaque année?

R. Si c’était le cas on n’aurait pas besoin d’essais. À chaque année, les joueuses doivent participer aux camps d’essais et de se prouver à nouveau. C’est ce qui définit la compétition. Certainement que l’expérience de joueur au niveau international aide aux athlètes qui retournent puisqu’elles ont le bienfait de l’expérience au niveau international. Toutefois, si rien d’autre, les joueuses qui retournent portent aussi la pression des attentes parce qu’elles ont joué l’année précédente et il est attendu qu’elles soient nommées à l’équipe de nouveau.


Q. Quels sont les résultats que vous attendez que l’équipe accomplisse cette saison?

R. Nos attentes comme personnel des entraîneurs est que les athlètes se présentent en bonne condition physique et prêtes à jouer. Il y a plusieurs choses qu’on ne peut pas contrôler au cours de la saison, toutefois, notre condition physique, comment fort qu’on travail, comment fort qu’on joue et comment dévoué qu’on est à s’améliorer à chaque jour sont toutes des choses que chaque individu a la capacité de contrôler. Si on fait ces choses bien, on se donnera la chance de bien jouer cet été.


Q. Quel avis donneriez-vous aux entraîneurs aspirant qui veulent entraîner à un niveau élite?

R. Soyez un étudiant du jeu et apprenez autant que vous pouvez. Suivez le PNCE aussi loin que vous êtes capables et prenez autant d’opportunités de développement professionnel pour les entraîneurs que possible. N’ayez pas peur de demander pour de l’aide quand ça vient à enseigner des habiletés avec lesquelles vous n’êtes pas familier et mettez-vous au défi pour être un meilleur entraîneur, ce qui n’est aucunement différent que lorsque vous mettez vos athlètes au défi à être des meilleures joueuses. Travaillez fort, demandez des questions et soyez ouverts à apprendre des nouvelles choses.


  mark_smith.jpgMark Smith a représenté le Canada au niveau international comme membre de l’équipe nationale senior masculine de Softball Canada de 1979 à 1994 et a été intronisé au Temple de la renommée de Softball Canada comme membre de l’équipe de la médaille d’or des Jeux panaméricains de 1983 en 1997 et plus tard comme athlète en 1999. Il a été entraîneur du programme de l’équipe nationale masculine de 1996 à 2009, et est entraîneur chef du programme de l’équipe nationale féminine depuis 2009.

 

Association Web Design